Formations

Le Centre des Hautes Etudes de la Construction (CHEC) a été fondé en 1957, à l’initiative de la profession de la Construction. Établissement d’enseignement supérieur technique privé reconnu par l’État, le CHEC a formé plus de 4 400 ingénieurs, dont environ 900 étrangers de plus de soixante pays.

Le CHEC propose aux jeunes diplômés des écoles d’ingénieurs ou aux titulaires de maîtrises universitaires de mécanique ou de génie civil et aux techniciens en poste dans la profession, une formation supérieure complémentaire, dans le domaine de la conception et de la réalisation des ouvrages en béton, en métal et en bois.

Le CHEC comporte actuellement 4 sections, selon la spécialité choisie :

     - CHEBAP (Centre des Hautes Études du Béton Armé et Précontraint) ;
     - CHEM    (Centre des Hautes Études du Métal) ;
     - CHEB    (Centre des Hautes Études des Structures Bois), Mastère agréé par la CNGE, en partenariat avec l’ENSTIB d’Épinal ;
     - CHEMEX (Centre des Hautes Études des Méthodes d’Exécution).

La scolarité débute le premier lundi de septembre.
Sa durée est de 10 mois pour le CHEM et le CHEBAP, de 13 mois pour le CHEB, stage de Mastère inclus, et de 14 mois pour le CHEMEX.

Les métiers de l’ingénierie connaissent actuellement une forte évolution. Dans les décennies passées, le métier avait à satisfaire principalement 2 types de critères :
• Les performances techniques au travers de normes, standards, recommandations professionnelles, etc.
• Les performances économiques qui consistaient à livrer au maître d’ouvrage le projet au meilleur coût ce qui voulait dire presque systématiquement au moindre coût.

La pratique, même pour les projets complexes, consistait donc à attribuer les marchés en lots séparés pour maintenir un haut degré de compétition.

Deux phénomènes récents conduisent à repenser cette approche :

• L’apparition de formes nouvelles de marchés, concessions, PPP ou autres qui consiste au-delà du seul acte de construire à s’intéresser au coût global de l’ouvrage y compris pendant son exploitation.

• L’exigence sociétale, de plus en plus en forte qui demande des ouvrages non seulement sûrs et économiques mais en plus qui satisfassent de nouveaux critères de développement durable, indices de développement durables, bilan CO2, performance énergétique etc…mais aussi des critères plus subjectifs d’insertion de l’ouvrage dans l’environnement.

Pour l’homme «Études», ces nouvelles exigences, rendent le métier plus complexe, favorisent le travail en réseaux et demandent à repenser l’organisation pour être pluri-disciplinaires. Chacun, au lieu de se cantonner dans sa spécialité, se doit de prendre en considération la globalité du problème et les spécificités liées à chaque métier. Tout ceci sans oublier les performances techniques et économiques qui restent incontournables.

Pour continuer à remplir ses missions, l’Ingénierie pourra s’appuyer sur des outils informatiques très performants qui donneront des gains de productivité sensibles et permettront de mieux se consacrer aux tâches plus complexes exigées par «l’approche globale». Il est toutefois essentiel que l’ingénieur d’études conserve la maîtrise des outils et l’esprit critique par rapport aux résultats obtenus.

Il ne faut pas oublier les pays émergents, qui font un immense effort de formation de personnel qualifié et viendront demain nous concurrencer sur nos marchés traditionnels. Simultanément, nous assistons au départ en retraite d’une génération qui ne sera que partiellement remplacée.

Dans ce contexte une formation de spécialisation orientée projet et soutenue par les fédérations professionnelles a toute sa place.

Facteur clé de la réussite, la préparation du chantier requiert non seulement de bonnes connaissances des techniques de réalisation mais aussi une grande expérience de terrain et une bonne connaissance du monde de l’entreprise.

Dans ce secteur du BTP la pyramide des âges présente un vide important entre les jeunes qui démarrent et les seniors qui possèdent l’expérience et les connaissances. Il est apparu nécessaire de créer une formation dans ce domaine qui doit par ailleurs aujourd’hui répondre à de nouvelles exigences en matière de maîtrise des coûts et des délais de réalisation, de sécurité des personnes et de qualité environnementale.

Le CHEC, en partenariat avec l’ENISE, se propose de répondre à cette demande de la profession, en créant, à compter de la rentrée 2011, une formation intitulée CHEMEX : centre des hautes études des méthodes d’exécution. Une formation sur ce thème a existé au CHEC dès la fin des années 1970, sur la base d’un complément de formation de 3 mois destiné aux élèves du CHEC, puis au début des années 1980 sous la forme d’un cursus de 10 mois, parallèle aux autres formations du CHEC. L’ENISE propose depuis plusieurs années un cycle méthode d’exécution dans le cadre de sa filière génie civil.

 

 


Par Dominique Vié le 22/02/2011 à 12:15 • Lien permanent


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Le CHEC a été créé en 1957 par les Professionnels du Bâtiment et des Travaux Publics.

Il a pour mission de former chaque année soit de jeunes universitaires ou Ingénieurs terminant leurs études, soit des Ingénieurs d'Entreprise désirant étendre leurs compétences.

A la suite de ce cycle de 10 mois, les diplômés sont immédiatement capables de prendre en charge la conception technique et l'exécution des ouvrages les plus élaborés, en France comme dans le monde.

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